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Déc 01

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Les faucons de Noël

© Karsten Hansen

L’approche du temps des fêtes est particulièrement active. Entre les menus à élaborer, les cadeaux à acheter et à emballer, les visites à la parenté à organiser, les cartes à envoyer, la maison à décorer… qu’en est-il de l’essentiel? Pourquoi fêtons-nous Noël? Que fêterons-nous à Noël, cette année?

Mon amie Françoise Beaudet et moi nous posons régulièrement cette question: est-ce que nos activités sont des faucons?  Un faucon est la contraction de « il faut qu’on »; une tâche à laquelle on s’astreint, non pas parce qu’elle est importante à nos yeux, mais parce qu’ON nous l’a imposée. Qui est ce ON? La société, notre revue préférée, les traditions familiales, notre propre envie de bien faire. Mais le faucon a des serres qui nous blessent. Son regard est sévère et intransigeant… Il n’y a aucun plaisir de ce côté-là.

Or, la fête de Noël est souvent prisonnière d’une volière de faucons… D’où l’importance de dégager l’essentiel, selon la belle formule de Françoise. Je prends pour acquis qu’il reste un peu d’essentiel dans vos fêtes de Noël et qu’elles ne sont pas devenues que des faucons. Auquel cas, une bonne façon de se sortir de cette situation serait de partir, carrément.

Pour les autres qui croient encore à la magie de Noël, le travail de dégagement nous permettra de mieux vivre ce temps des fêtes, de donner plus d’espace et de temps à ce qui est vraiment important: les rencontres, le silence, la magie, les traditions, la spiritualité? À chacun de trouver sa réponse. Mais une fois que l’on sait pourquoi on veut fêter cette fête-là, le reste est matière à dégagement.

Dégager, c’est d’abord en faire moins. Mais c’est aussi décaper les activités que nous décidons de garder… de leur redonner leur éclat premier, leur sens profond, leur valeur. De re-connaître pourquoi elles nous sont si chères.

Tout cela mérite d’abord qu’on s’y arrête pour réfléchir. Puis, il nous faut observer, c’est-à-dire identifier ce qui nous rend vraiment les fêtes pénibles et pourquoi… Et à défaut de pouvoir y remédier dès cette année, pensons aux moyens de nous éviter ces tâches pour l’année prochaine. Pas après pas, nous arriverons à nous approcher de l’essentiel, à le dégager.

Et rien n’est irrémédiable! Ce que nous aurons soustrait cette année et qui, finalement, nous aura manqué ou aura créé plus de malaise que de soulagement, pourra être réintégré l’année prochaine, peut-être avec des modifications, mais en ayant repris tout son lustre, tout son sens. Enfin, ce que nous aurons abandonné en cours de route donnera toute sa valeur à ce que nous aurons gardé.

Alors, je vous invite à partager votre expérience. Qu’est-ce que vous ne faites plus et qui était pour vous un faucon du temps des fêtes? Peut-être votre expérience en inspirera d’autres qui n’osaient pas et oseront davantage grâce à votre commentaire!

 

Lectures complémentaires: Faire ou ne pas faire… son lit!

Lien Permanent pour cet article : http://christinelemaire.com/2011/12/01/les-faucons-de-noel/

(2 commentaires)

2 pings

  1. Francoise Beaudet

    Merci Christine de nous rappeler la présence des faucons.

    Victoire cette année: nous avons décidé de nous offrir nos cadeaux le 31 décembre et non le 24. Une semaine de plus pour avoir le temps … de les préparer tranquillement, de les bricoler, les choisir, les emballer avec amour.

    On n’invente rien, du temps de ma grand-mère, les étrennes se donnaient le 31.
    Et le 24, place à l’essentiel: être ensemble … avec un tout petit dans la crèche.

  2. durocher

    Bonjour Christine,

    J’ai lu avec grand intérêt le texte sur les « faucons » Avec les ans , le temps qui file toujours trop vite et les énergies en grève, la qualité de ma préparation à la fête de Noël se greffe davantage autour de l’Essentiel : Jésus nous sauve quotidiennement , le reste n’est que de l’accessoire.

    Tante Jeannine

  1. Le temps de magasinage |

    […] Vous pouvez lire aussi : les Faucons de Noël […]

  2. Temps de jachère » |

    […] en tête de liste de nos vœux, je vous souhaiterai, pour ma part, du temps libéré. Libéré des faucons, déchargé, élagué, simplifié. Du temps qui peut, alors, se consacrer à […]

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