«

»

Sep 02

Imprimer ce Article

Un gros projet

CC fr.wikipedia.org

CC fr.wikipedia.org

C’est un plaisir de vous retrouver après de belles vacances! Cette année, je partagerai avec vous une expérience particulière. Dans le but d’approfondir encore ma réflexion sur le temps, j’ai décidé de m’inscrire au doctorat à l’Université de Montréal.

À 52 ans, je souris quand, dans les couloirs de l’université, on m’aborde comme si j’étais une professeure et je me moque de certains articles de revues à la mode, s’ébahissant devant des gens qui retournent aux études… à 35 ans! La vie est merveilleuse et elle donne de beaux cadeaux : il n’y a pas d’âge pour les recevoir.

Le temps est multiple et, cette semaine, alors que j’entrais dans le pavillon 3200 Jean-Brillant, j’en ai découvert un dont je ne parle jamais : le temps « elliptique » qui me ramène d’un coup dans mon passé, ayant été, dans ma vingtaine, une étudiante en histoire. Je retrouve l’endroit avec plaisir: bien peu de choses ont changé, si ce n’est la couleur de quelques murs et les toilettes rénovées.

Comme il s’agira d’un doctorat sur le temps, je me propose de partager avec vous les avancées de mes recherches et de mes réflexions. Vous trouverez sur ce site un nouvel onglet intitulé « Doctorat », expliquant mon cheminement académique et le développement de ma recherche.

De plus, grâce à ce blogue, je veux aussi vous rendre compte du défi suivant : inclure cet immense projet dans mon jardin temporel.  Il y tient déjà passablement de place : si on considère les explorations que j’ai dû faire pour trouver un programme qui me convienne, les remises à plus tard imposées par des contraintes provenant des autres plates-bandes de mon jardin temporel, les discussions avec mes ami-e-s, les rencontres de professeurs, la constitution du dossier et la rédaction d’un projet de recherche,  cela fait plus de deux ans que je mûris ce projet. Mais, à date, le cheminement s’est surtout accompli dans le temps panoramique, celui qui ne prend pas de temps linéaire, puisqu’on peut « mûrir » en faisant autre chose.

Depuis bien des années maintenant, mon jardin temporel est en équilibre relatif. Je n’ai eu à faire que des aménagements somme toute assez mineurs pour préserver sa quiétude et son harmonie. Mais pour donner de l’espace à cette nouvelle plate-bande, j’aurai à y apporter des changements plus considérables. Tout cela ne se fera pas toujours sans heurts et dans la paix, j’en suis certaine. Est-ce que mes idées sur le temps écosystème qui, jusqu’ici, m’ont tellement bien servie, passeront le cap d’un bouleversement plus intense? Là est la question!

J’ai toujours pensé que le temps est une affaire propre à chaque personne.  Je n’ai pas de méthode « officielle », encore moins de recette. Sans prétention, je me propose de partager ma démarche, en m’inscrivant dans le temps en spirale: ce temps qui tient compte de la réalité, qui permet les piétinements, les reculs et les erreurs. Un temps lucide et bienveillant.

Bonne rentrée!

NOTE : Les articles de ce blogue concernant spécifiquement ma démarche doctorale seront clairement identifiés : des liens seront disponibles sur la page Doctorat et seront rassemblés dans la catégorie Expériences.  À moins de conflit d’horaire ou de surcharge de mon agenda, je me propose de tenir mon Journal d’une doctorante, mensuellement. Les autres semaines, les articles habituels demeureront, autant que possible. Pour pallier aux surcharges, je vous proposerai des extraits quelques peu remaniés de mon livre : À contretemps, paru en 2011.

Lien Permanent pour cet article : http://christinelemaire.com/2014/09/02/un-gros-projet/

(16 commentaires)

Passer au formulaire de commentaire

  1. Lise Gauvreau

    Bonne rentrée, Christine! Pour moi aussi, même parvenue à 63 ans,la rentrée approche avec le début de la maîtrise universitaire que j’entreprends cet automne. Comme je devrai changer de région 3 jours par mois, ce sera une aventure dans le temps et dans l’espace. Je suivrai donc ta trajectoire avec grand intérêt. Elle nourrira mon regard sur ma propre expérience, tout comme tes livres et ton blogue le font depuis déjà quelques années.

    1. Christine Lemaire

      Chère Lise,

      je te souhaite la plus belle année « scolaire » qui soit! Tu m’en donneras des nouvelles!

  2. Monique Hamelin

    La théorie confrontée à la réalité.,.. Beau projet! Nous allons te suivre avec plaisir.
    De beaux défis t’attendent, que le plaisir reste présent.

    1. Christine Lemaire

      Merci!

  3. Claire

    Chère Christine,

    Je lis avec intérêt que tu retournes aux études. L’âge n’est qu’un chiffre et je suis très heureuse que tu aies pris cette décision.

    Je souhaite que toutes les sortes de temps dont tu auras besoin soient disponibles: spirale, écosystème, linéaire, panoramique et elliptique), afin de mener à bien ce doctorat qui passera du rêve à la réalité.

    Bonnes études!

    Claire

    1. Christine Lemaire

      Merci beaucoup!

  4. Lise Durocher

    En ce début d’année scolaire,je veux pour toi, toutes les satisfactions, tous les intérêts,
    toutes les découvertes qui feront que ton expérience sera valorisante.
    À chaque jour, je t’enverrai de l’énergie sous toutes ses formes pour pouvoir mener à bien cette nouvelle étape de ta vie. Va avec confiance. Tu es capable.

    1. Christine Lemaire

      Merci beaucoup, maman!

  5. Françoise Beaudet

    JOURNAL D’UNE DOCTORANTE, c’est trop génial comme idée !
    Surtout venant de toi qui tient un journal depuis …40 ans ? au minimum.
    Cohérence et expérience.

    Merci de nous faire partager une fois de plus tes idées et surtout ta capacité à les vulgariser avec des mots puissants, qui nous habitent longtemps: temps spirale, temps panoramique…. temps elliptique (j’ai hâte de la découvrir ce petit nouveau)

    Bon retour à l’Université, dans ces locaux chargés d’histoires et avec la richesse de ton histoire.

    Merci de nous ouvrir ton journal, chère pèlerine.

    1. Christine Lemaire

      Avec tous ces bons mots, le moral est gonflé à bloc!

      1. Françoise Beaudet

        C’est ce qu’il faut pour faire décoller un cerf-volant !

        Amène plus haut, tout en restant reliée à notre réalité.

  6. Lynda Durocher

    Il me semble bien que je t`avais écrit un petit mot gentil ! Il est passé où ? L.

    1. Christine Lemaire

      Tu l’as laissé dans l’onglet « Doctorat » et donc, tout tout en bas! Mais je l’ai bien lu et il fait partie des beaux mots auxquels je faisais référence.. Merci!

  7. Claire Durocher

    Chère Christine,

    En lisant les messages de Zénit – 18 septembre, j’ai pensé à toi. J »y vois l’annonce d’un congrès sur LE TEMPS.
    Thèmes : Le temps, maison de Dieu ; le temps est la dimension la plus humaine comme le manifeste l’incarnation de Jésus-Christ ( Gino Paoli, 80 ans ) ; les noms du Temps; la musique du temps : Augustin ;
    le temps de l’espèce et de l’individu ; art et temps ; temps du corps, du cosmos ; temps et rite .
    On y voit donc un sujet inépuisable…

    Bonne chance dans tes études !

  8. Guylaine Ménard

    Bonjour Mme Lemaire,

    Un mot pour vous dire mon appréciation de la conférence que vous avez donnée avec générosité hier soir à Acton Vale, malgré une présence si restreinte du public valois! Votre exposé était riche en propositions de pistes de réflexion sur notre monde actuel et sur la liberté que nous nous permettons d’y exercer. L’idée d’excellence nous ramène aussi à la glorification du narcissisme ambiant (que de vantardise dans les média etc.)! La dévalorisation du travail intellectuel sérieux est de plus en plus apparente, il suffit, par exemple, d’écouter Apostrophes ou d’entendre le professeur H. Guillemin à Canal Savoir pour constater le déclin. La liberté s’exerce d’autant mieux que la conscience est éveillée et bien nourrie. Malheureusement, notre monde médiatique souhaite avant tout former un bon consommateur, il ne faut jamais l’oublier! Nos moindres besoins sont exacerbés, l’intimité est spoliée par cette invasion d’exigences superficielles: tout le discours sur les malaises du corps féminin et son image en illustre une parcelle. La capacité de poser un refus net est bien au-delà de la volonté de la plupart des gens qui, comme vous le disiez, sont fatigués et soumis.

    Votre réflexion pose les bonnes questions et nous rappelle que le monde n’a pas à être limité à ce qu’on voit sans cesse, il y a moyen de bien vivre notre temps…. si on prend le temps d’y penser!

    Merci encore et bonne chance pour le doctorat!

    Guylaine Ménard

    1. Christine Lemaire

      On ne le dira jamais assez: les chiffres ne sont qu’un indicateur que l’on peut facilement dépasser pour toucher la qualité de l’auditoire. Merci pour cette analyse, vous avez une réflexion qui rejoint beaucoup mes préoccupations et j’espère que ce commentaire n’est que le premier d’une longue série!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>