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© CLemaire

Le temps est multiple, disions-nous? Mais voyons! Le temps est unique, il nous est compté, il nous glisse entre les doigts!

Voici pourtant un exemple d’un autre rapport au temps  :

J’ai un article à écrire. Je cherche depuis plusieurs jours un angle d’approche. Hier, j’ai trouvé. Quand j’écrirai le texte, comment est-ce que je vais m’y prendre pour mesurer le temps que cela m’aura pris?

Le temps linéaire ne pourra compter que le temps passé à mon ordinateur, et ce sera bien peu en comparaison de toutes ces minutes éparses que j’aurai passé à réfléchir en faisant autre chose.

Parce qu’alors, mon rapport au temps est panoramique.

Voilà donc un rapport au temps que tout le monde connaît. Vous réfléchissez à ce que vous allez dire à votre ado au sujet d’un problème vécu à l’école? Vous allez marcher pour « remettre vos idées en place » après une séance de travail intense? En nettoyant la salle de bain, vous vous remémorez votre dernière rencontre avec votre psy parce que vous avez besoin d’approfondir un point particulièrement difficile? En vous rendant au boulot, vous cherchez une idée pour réparer sans trop de frais cette foutue clôture?

Le temps linéaire recommande de faire une chose à la fois, bien circonscrite dans une case horaire. Le temps panoramique, lui, est « multitâches »!

L’apprentissage, la réflexion, la création refusent totalement de se laisser emprisonner dans une case horaire; ils en débordent toujours. Bien sûr, nous pourrions consacrer une heure à réfléchir à la structure de notre nouveau site web. Nous prendrions alors un crayon, griffonnerions nos idées, nous efforcerions de les organiser. Cette activité fait partie de la gestion du temps linéaire. Elle est bonne, en soi.

Mais avant, pendant et après cet exercice, le temps lui, continue de nous aider à voir autrement, réfléchir, faire de nouveaux liens, avoir d’autres idées.

Sans que nous ayons à entrer tous ces agir dans une case précise, le temps panoramique nous met déjà sur le chemin de la réalisation de tel objectif, il nous aide déjà à approfondir notre relation à l’autre, il nous fait déjà apprendre et comprendre.

Le temps linéaire a des pores, il est troué. Comme pour la peau, ces pores le font respirer et ont le pouvoir d’absorber les autres rapports au temps qui le traversent. Le savoir, en avoir conscience, nous aide à comprendre que le temps est généreux.

Le temps panoramique est sous-jacent  au temps linéaire.

Quand on l’appelle et qu’on lui fait confiance, il quitte sa droite parallèle pour venir à la rencontre de nos heures comptées. Nous n’avons alors qu’à récolter ses fruits.

Et il est tellement généreux qu’il ne compte jamais ses heures…

PS : J’ai écrit ce texte en rangeant ma cuisine, dimanche dernier…

Et vous?

Les rapports aux temps sont personnels. Quel nom donneriez-vous (ou donnez-vous déjà) à ce temps? Pouvez-vous relater une expérience personnelle de la générosité du temps panoramique? Inscrivez-la en commentaire!

Cet article comporte 2 commentaires

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