La semaine dernière, je vous ai raconté l'histoire de ce professeur philosophe qui a démontré à ses élèves comment il faut toujours mettre ses priorités en premier dans nos agendas. Cette histoire m'a toujours interpellée et j'ai voulu l'adopter…
Aujourd'hui, je vais vous raconter une histoire. Tous les domaines de l'expérience humaine recèlent d'histoires et de mythes. La gestion du temps n'échappe pas à ce phénomène et celle qui suit est tellement classique qu'il se peut fort bien que…
Hier, la population mondiale a atteint 7 milliards de personnes. Mais dans le temps maillon, nous sommes bien davantage; probablement des centaines de milliards d'hommes et de femmes. Toutes ces vies, plus ou moins longues, représentent des milliers de milliards…
Nous avançons vers la nuit, « le temps noir et la période de la terre stérile ». La triade Halloween, Toussaint et Fête des morts étend ses racines dans les profondeurs celtiques. Ces fêtes n’ont pas grand chose de chrétien puisque, du temps de la jeune Église, les croyants étaient convaincus du retour imminent du Christ — pour le jugement dernier — et ne se préoccupaient donc pas de savoir où allaient les âmes en attendant. Mais comme il tarde toujours, on leur a conçu une antichambre: le purgatoire. L’Église a donc récupéré une fête qui se vit depuis la nuit des temps, en lien très étroit avec la nature.
Ces trois jours sont bien particuliers. Ce sont des jours de transition entre une année qui se termine et l’autre, qui commence. Des jours vides, puisqu’ils n’appartiennent ni à la vieille année, ni à la nouvelle. Chez les Celtes, le premier jour rendait hommage aux héros, le deuxième aux morts et le troisième avait l’allégresse d’un jour de l’an. Ainsi, la Toussaint fête ces héros chrétiens que sont « tous les saints » (et quelques saintes…), le 2 novembre reste la fête des morts puisque le phénomène est encore d’actualité et le Jour de l’An est remis à plus tard!
Pour vous souhaiter la bienvenue sur mon nouveau blogue (ah! que c’est bon de terminer!), je vous offre mon rapport au temps préféré. De toutes mes explorations, c’est bien celle qui m’a fait le plus avancer, m’a le plus aidée, m’a le plus apaisée. Le temps écosystème est un jardin, et nous n’aurons certainement pas assez de cet article pour en faire le tour! Il s’agit donc d’un premier survol.
Je vous disais que le temps est vivant puisque nous sommes vivants. Nous ne pouvons pas vivre une chose morte, ce serait absurde. Ainsi, le temps écosystème est la plus belle conséquence de cette prise de conscience. Michel Renaud* définit un écosystème comme « un lieu donné, l’ensemble du milieu naturel et des êtres qui y vivent, avec toutes les interactions entre ce milieu et les organismes ».
Dans cette perspective, le temps est un lieu (celui de notre présence sur cette terre), au sein duquel nous vivons, qui nous influence et qui réagit à ce que nous vivons. Ainsi,
Comme Dominique Demers ou Sonia Sarfati qui adorent la littérature jeunesse, j'ai, pour ma part, une passion pour les livres sur la gestion du temps. J'en lis depuis que je suis au CEGEP et mon intérêt ne s'essouffle jamais! Ces…
Cette fin de semaine, mon conjoint et moi sommes allés passer une petite heure au Square Victoria où se déroule cette belle manifestation bigarrée et pacifique « Occupons Montréal ». L’atmosphère était à la fête, il y avait quelques centaines de personnes, jeunes et vieux, hommes et femmes, de tous les horizons politiques, partageant leur indignation face à la rapacité et aux dérèglements de la finance mondiale.
Ceci m’amène à vous parler du rapport au temps le plus puissant qui soit: le temps mosaïque. Nous avons l’habitude d’employer l’image de la mosaïque pour parler de la communauté humaine, dont chaque morceau représenterait chacun et chacune de nous, employés à tenir sa place, donner sa couleur, dans le grand «nous» collectif.
La même image peut s’appliquer au temps de la communauté. Ce temps-là est d’une grande puissance et c’est probablement pour cela qu’on ne tient pas à nous en faire trop prendre conscience. Car il fait littéralement éclater nos heures individuelles,
Cette semaine, j’assistais à une soirée bien sympathique où nous fêtions entre amies du groupe L’autre Parole, la parution de mon livre. Évidemment, nous avons discuté du temps, sujet à l’honneur ce soir-là. Nous avons parcouru les aspects philosophiques et sociaux, ainsi que les notions de genre, puisque j’ai la conviction qu’il existe une différence entre les hommes et les femmes quant à leur rapport au temps.
Mais un sujet bien terre à terre nous a accaparées quelques joyeuses minutes: faire ou ne pas faire son lit le matin? L’une d’entre nous a condamné d’entrée de jeu cette activité en lançant: « À quoi bon faire le matin quelque chose que nous avons à défaire le soir? » Pour ma part, j’aimais bien cet argument qu’il est toujours plus agréable de se glisser
Je vous parlais donc, mardi dernier, du temps panoramique. Je l’appelle ainsi parce qu’il permet de voir en 360 degrés alors que le temps linéaire, avec sa manie d’aligner les activités, a plutôt tendance à nous faire marcher dans un étroit corridor.
Je vous disais que le temps panoramique est une preuve — il en existe d’autres, nous y reviendrons — que le temps est multiple et généreux. Remarquez, je n’ai jamais dit qu’il était parfait. Et pour cause: ce temps panoramique, vécu à trop forte dose, peut nous enlever toute conscience de vivre. C’est d’ailleurs cet odieux défaut qui le rend si antipathique aux adeptes de l’ici et maintenant.
Dans ma vie, le rapport au temps panoramique m’a fait m’occuper de ma fille sans écouter ce qu’elle avait à me raconter («han, han…» lui réponds-je alors); il m’a fait cuisiner un pâté chinois (steak, blé d’inde, patate) sans rien d’autre: ni oignon, ni sel, ni poivre; totalement insipide! Mais il me permet aussi,
Nous entrons dans la fin de semaine de l’Action de Grâce. Cette fête est étroitement liée aux cycles de la nature et, si elle précède celle des Américains c’est assez simplement parce que nous habitons plus au nord. La terre nous offre son chant du cygne et nous donne ses fruits en surabondance, avant de commencer à se préparer au grand repos de l’hiver.
Pour des raisons que je vous expliquerai bientôt, j’ai l’habitude de consacrer le mois de novembre aux bilans de fin d’année. Et je m’émerveille, dans ce contexte, de la grande sagesse que nous enseigne cette belle fête d’octobre: dire merci, d’abord…
Que nous soyons professionnels, travailleurs autonomes, retraités ou parents à la maison,